C’est facile de trouver sur le site d’un parti politique ou d’une entreprise engagée, un onglet dédié aux valeurs ou un manifeste exprimant ses convictions idéologiques.

Ici l’idée a été poussée jusqu’à ses extrêmes et tu liras mes croyances, du moins celles auxquelles j’ai intentionnellement et consciemment décidé d’adhérer. Je les ai classées par domaines sans ordre précis.

Plan :

  1. Origine du monde et réalité
  2. Existence et sens de la vie
  3. Spiritualité et religion
  4. Biologie, sociologie, humanité et science
  5. Moralité, justice, amour
  6. Identités de genre, de race, tribales
  7. Le futur
  8. Qu’est-ce que La Baguette ?
  9. L’humour
  10. La politique
  11. Autres

1. Origine du monde et de la réalité

Je crois que le monde, la réalité, l’espace, le temps et la matière ont été créés par un Auteur unique, transcendant et personnel.

Je crois que la raison de la création, c’est sa Gloire. Je crois aussi que cette création était ultimement, un acte d’amour.

2. L’existence et le sens de la vie

Je crois que l’univers et tout ce qu’il contient ont été créés pour un but. Je crois fermement que ce but a été atteint en Palestine, il y a un peu plus de 2000 ans, lorsqu’un homme appelé Jésus dit le Christ, originaire de la ville de Nazareth a été condamné à mort pour un crime qu’il n’avait pas commis. Je crois que cet homme est ressuscité des morts et qu’il a accompli une promesse qu’il avait faite des siècles avant à un païen appelé Abraham.

J’ai de solides évidences1 sous les bras pour soutenir les volets historiques de cette croyance.

Je crois que le sens de la vie, du moins la mienne, va vers le fait de servir cet homme, Jésus, qui est mon Seigneur, mon Roi et mon maître. Puisqu’il n’a pas hésité à mourir pour moi, je trouve légitime que je lui vive pour Lui.

Je crois aussi qu’en dehors de ce pylône inamovible de l’existence, cette ligne de vérité absolue, toute la réalité et le sens de la vie sont soumis à l’appréciation subjective des uns et des autres. Je ne dis pas qu’en dehors de Christ rien n’a de sens, simplement, sans Lui, tout est relatif et soumis à l’entendement humain qui est, nous le savons, d’une fiabilité clairement discutable.

3. Spiritualité et religion.

Je crois à un Dieu tri-identitaire en Lui-même, tout en étant unique et indivisible. Je suis donc monothéiste.

Je crois que ce Dieu s’est manifesté de multiples façons à travers les âges, par des œuvres miraculeuses ou pas, par sa création, par la parole sage ou inspirée de femmes et d’hommes conduits par lui, et ultimement par son Fils Unique mort en croix pour le salut de l’humanité.2

Je crois que ce Dieu a agi, agi encore et continuera jusqu’à la fin des temps.

Donc forcément, je crois à la fin des temps. Je crois que le monde tel que nous le concevons se dirige vers une fin brutale et surprenante et que la préparation à cette fin ne peut se faire que dans la réconciliation avec son Auteur et l’obéissance à ses ordonnances.

Je crois strictement au message biblique tel qu’il a été enseigné et compris depuis les origines de la religion chrétienne. Je crois que, pris dans son contexte aucun message biblique n’entre en contradiction avec un autre. Dans le cas où cela de produirait, je crois au Saint Esprit capable d’enseigner, de conduire, de consoler.

Je crois à la puissance de la prière, tant qu’elle est faite avec foi, patience, et Delon la volonté de Dieu.

Je crois au salut par la grâce seule, par le moyen de la foi, manifestée par des oeuvres de foi3. Je crois en Jésus comme seul pont entre Dieu et les hommes, pour la seule gloire de Dieu.

Je crois en la Bible comme seule œuvre d’inspiration absolument divine. Je crois que d’autres livres peuvent contenir une sagesse et un enseignement d’ordre spirituel, même de très haute facture, mais la Bible est le seul corpus que je connaisse pour lequel le Seigneur aura été impliqué totalement 4.

J’accepte d’être identifié comme chrétien pratiquant, même si le mot qui correspond le mieux à la description de mon être et de mes croyances est: “sauvé”.

4. Biologie, sociologie, humanité et science

Je crois que les théories descriptives de l’origine du monde et de la diversité biologique ne s’opposent pas aux messages religieux en général. Lorsque c’est le cas, je me fais le devoir de vérifier si le texte religieux s’est retrouvé sur un terrain scientifique, ou si le texte scientifique a débordé ses prérogatives et émis un postulat qui est du registre de la croyance.

Concrètement, je ne crois donc pas que la théorie de l’évolution soit en opposition avec la divinité. Ceci dit, cette théorie me pose trois questions qui me semblent fondamentales :

-Comment un message structuré et aussi complexe que l’ADN peut émerger ex nihilo?

-Si les pressions environnementales sont les seules forces évolutives à l’origine de la diversité des espèces, comment expliquer que les adaptations apparaissent justement pour s’y soustraire? C’est comme si on disait que le grand canyon s’est formé au fil des siècles pour échapper à l’érosion qu’il subissait, ça n’a pas de sens.

-Si l’origine de l’humanité est un processus non-intentionnel, non guidé, hasardeux, comment expliquer notre aptitude à la conceptualisation et à l’abstraction ? Ces idées sont clairement hors du domaine de tout autre être vivant. Et aussi en dehors du champs d’action de l’évolution elle même.

Maintenant, un peu d’humilité, je ne suis pas scientifique.  Juste un humain curieux.

Par contre, autant je trouve un intérêt particulier dans la biologie, autant je reste circonspect devant la filière scientifique appelée “psychologie évolutive”. Elle ressemble à une collection d’histoires crédibles, plus qu’à une branche de recherches “falsifiables”.

J’aime la science. Je me fie fréquemment aux recherches scientifiques pour déployer mes raisonnements et de manière générale elles ne me déçoivent pas. La “méthode scientifique” d’observation, hypothèse, test et conclusion est celle que j’utilise le plus fréquemment pour mes propres questionnements. Cependant, je ne suis définitivement pas un scientiste ni un positiviste.

Aucune science ne peut répondre à toutes les questions, même  celles qui semblent dans son domaine d’influence.

5. Moralité, justice, amour

Paradoxalement, je ne crois pas au bien et au mal tels qu’entendus le plus fréquemment. Je ne crois pas qu’il existe des choses Bien d’un côté et des choses mauvaises d’un autre et qu’une ligne puisse être tracée entre les deux. Ce n’est pas cet enseignement que je tire de la Bible.

Je crois que le choix se trouve entre la vie et la mort, la vie étant un point dans l’espace, caché en Jésus, la mort étant un immense domaine rempli d’activités aux intérêts relatifs et limités qui conduisent ultimement à l’extinction.

En d’autres termes, je définis un acte comme moral sur une base simple. Un acte qui conduit, dans l’intention, à la vie est un acte bon, et celui qui ne conduit pas à la vie est un acte inutile. Je retiens aussi, dans l’ensemble des actes qui ne conduisent pas à la vie, un certain ensemble d’actions, de pensées qui conduisent plus violemment, plus rapidement ou plus inéluctablement à la mort que d’autres. Ces actes là sont mauvais.

Je crois que ce sens moral est codé dans la psyché humaine et qu’il n’a pas à être “activé” par un quelconque enseignement spirituel. Je ne crois donc pas qu’il faille la Bible pour savoir que voler c’est mal. Par contre l’existence est remplie de situations exceptionnelles qui peuvent être difficiles à appréhender. Pour celles là, comme pour toutes, nous avons besoin d’être conduits dans nos choix. La prière, la méditation, la lecture, l’expérience, les conseils anciens et l’obéissance même dans l’incompréhension sont utiles dans ce cas.

Je crois que la justice ne se trouve qu’en Jésus seul.

Je crois que l’amour est spontanément manifesté tout autour de nous, même si sa version suprême réside dans la relation qu’entretiennent les trois personnes de Dieu entre elles d’une part, et Dieu avec l’humanité et la création d’autre part.

Cette partie est importante et liée à une autre plus bas.

6. Identités de genre, de race, tribales

Je crois que les identités se construisent autant qu’elles se découvrent. Elles sont tributaires de notre arrière-plan biologique et culturel, mais évoluent pendant qu’elles se confrontent à l’environnement qui nous entoure, tout en restant liées à la mission de vie qui nous est assignée par l’être supérieur qui dirige notre vie. Dans mon cas, Jésus. 

Je crois que la pression sociétale cherche à détruire nos identités, en les rendant conformes à “l’idéal du plus grand nombre”. Cet idéal est souvent une fiction, au fond, entretenue par une minorité dirigeante homogène et désireuse de garder l’influence qu’elle détient.

Je pense qu’être soi-même est toujours une forme de rébellion contre les systèmes en place, parce que les systèmes n’aiment pas trop l’hétérogénéité, la différence. 

Je pense qu’il est un devoir humain d’accompagner les personnes et les démographies les plus fragiles à se réaliser, sans exploiter leurs détresses. Les adolescents, les enfants, les groupes défavorisés, les victimes d’abus et les étrangers sont souvent ceux qui ont le plus de difficultés à “se trouver”. Les assister dans leur quête de découverte ou de reconquête de soi est un acte bon. Profiter de leurs incapacités pour les exploiter est une horreur. Les discriminer ou les exclure de la société sur la base de leur différence est criminel.

Cependant, je ne suis pas essentialiste. La biologie décrit des tendances, elle n’en fait pas des lois. Je ne crois donc pas qu’il y ait un quelconque trait de caractère immuable, ou typiquement féminin, ou fondamentalement lié à une couleur de peau.

Cette partie mérite un peu de précisions, car mes croyances ont beaucoup changé à travers le temps sur cette question, et évoluent encore. À l’exception de quelques différences biologiques évidentes, les humains ont tous en commun leur incroyable capacité, en société, à aller au-delà de ce dont ils se croyaient capables.

Par exemple, les femmes ont en moyenne une musculature moins développée, une sensibilité sociale plus accrue et une tendance à la violence beaucoup plus réduite que leurs congénères masculins. Ça ne veut pas dire que toutes les femmes sont faibles ou que tous les hommes sont violents. Ça veut juste dire qu’il y a des différences généralisées. Ce qui est sûr, la société dans son ensemble doit en tenir compte dans sa gestion pour tirer le meilleur de chacun(e), tout en offrant à tous des opportunités équivalentes. Et si je suis sur un ring en face d’une championne de MMA, ma testostérone ne me sera d’aucune utilité.

[Les prochains points vont aborder des aspects plus pratiques et beaucoup moins philosophiques que les précédents]

7. Le futur

Je crois que le futur est un mélange entre deux idées: premièrement, le futur immédiat est un subtil prolongement du passé immédiat. En d’autres termes, j’accepterais qu’on me traite presque de déterministe. Pour avoir une idée de ce qui se passera demain, je m’attarde sur ce qui s’est passé hier, tout simplement. Ceci dit, je ne crois pas que toutes les actions aient le même impact sur le futur et l’essentiel de ma tâche est d’identifier les éléments du passé qui sont vraiment pertinents pour les évènements prochains.

Je fais donc un tri entre les éléments constants (ceux qui ne changent pas dans le temps) les accidents (les éléments qui changent mais qui ne disent rien de l’avenir), les éléments saisonniers (ceux qui changent de manière régulière dans le temps) et les tendances. Un grand nombre de mes articles insiste sur l’un ou l’autre de ces éléments.

Je crois aussi à une autre approche du futur: d’un point de vue strictement humain, il n’existe pas. Je m’explique. L’entrepreneur et investisseur Peter Thiel dit dans son bouquin From 0 to 1 que le futur, c’est ce qui se passe après. Autrement dit, le futur  est tout événement distinct de la situation actuelle. Si notre vie est routinière pendant les 5 prochaines années, notre futur, c’est dans 5 ans. Si nous vivrons une expérience nouvelle demain, notre futur c’est demain.

Selon cette approche, on peut donc ne pas avoir de futur si rien ne change dans notre vie. Je pense à l’existence du philosophe Emmanuel Kant qui a écrit des œuvres déterminantes de la pensée moderne: il n’a pas quitté sa ville natale en plus de quarante ans et menait une existence effroyablement routinière, sans pour autant que sa propre vie le soit. 

Je ne crois donc pas à cette approche du futur selon laquelle le monde peut “changer” de telle sorte que les aspirations humaines soient distinctes du jour au lendemain. Si un déplaçait dans le temps un humain du 15ème comme du 3ème siècle, je crois qu’ils seraient surpris par les progrès technologiques de l’humanité, mais qu’ils seraient bien moins choqués ou impressionnés par les aspirations et désirs humains que par les moyens d’assouvir ces désirs. Fondamentalement, l’humain n’a pas changé. Du moins, c’est ce que je crois.

8-La Baguette

Autant être clair, si tu cherches un résumé de l’actualité numérique, je te déconseille vivement cette lettre, qui correspondra très peu à tes attentes. Son contenu est structuré par deux idées fondamentales que j’ai; si nous ne nous entendons pas sur ces pré-requis, tu seras tout de même bienvenu(e) mais je crains de ne pas être d’un intérêt transcendantal.

A-Écrire sur la complexité

Premièrement, j’ai la conviction que pour entrevoir ne serait qu’un peu le futur, décortiquer la complexité du monde est plus qu’une nécessité mais une véritable contrainte. J’essaye donc au maximum d’écrire sur des sujets mal observés, incompris, ignorés. Je n’ai pas la prétention de les comprendre moi même. Je regarde, j’écoute et je botte dedans pour voir quel bruit ça peut faire si ça tombe, c’est tout.

B-Poser les bonnes questions

Une autre de mes certitudes est que l’intérêt d’un texte est plus souvent dans les questions qu’il pose que dans les réponses qu’il fournit. Dans ce sens, mon but ici est non seulement de te faire revenir, avec le plus de bonne humeur possible, sur des sujets oubliés, mais aussi de changer l’approche avec laquelle ces sujets sont abordés. L’insolite, l’absurde et le dérangeant suscitent en moi un intérêt que je brûle de partager avec vous à chaque article.

9. L’humour

Je pense que l’humour, c’est cool. Au fond, je peux emballer ça comme je veux mais à la fin de la matinée je suis un saltimbanque. Je ne suis pas assez drôle pour pour passer pour un véritable comique, mais je ne suis pas un scientifique, et je n’en ai pas la prétention, même si beaucoup de mes articles ont ce ton et cette approche.

Je ne me considèrerais même pas comme un journaliste à cause de l’apparente neutralité que ce statut m’imposerait. Faire rire ou réfléchir à s’en exploser les mâchoires ou les neurones, tel est ma mission. La fonction que j’occupe dans ta journée serait une intersection entre Sept à Huit de TF1, Stratechery de Ben Thompson et le Parlement du rire sur Canal+.
Je pense fondamentalement que l’humour a un aspect politique indissociable, dans le choix des éléments que nous trouverons risibles. Comme tu le remarqueras, je prends les blagues très au sérieux.

10. La politique

Je suis camerounais d’origine. Au moment où ces lignes sont écrites je n’ai jamais connu d’autre president, he n’ai voté qu’une seule fois et pour être honnête, pas trop l’impression que cette action ait eu un impact manifeste. Mais on garde espoir.

Cependant j’ai une opinion politique plutôt claire. n’ayant juste pas eu l’occasion de la confronter et de l’expérimenter, elle n’est que théorique. Autrement dit, je ne sais pas de quoi je parle.

Si on considère les axes politiques américains et français que je regarde beaucoup, je pourrais me définir comme un socialiste pragmatique. En effet, plusieurs chercheurs en économie ont montré que les nations les plus libérales aujourd’hui étaient des temples du protectionnisme et de la raison d’État dans leur jeunesse. De même, les étapes vers la croissance ont été théorisées avec une certaine clarté. Je pense concrètement à Joe Studwell ou Ha-Joon Chang comme sources. Mes opinions politiques gravitent autour de ces penseurs là. Encore en développement, impossible pour moi de présenter ces croyances avec clarté.

11. Autres croyances encore en développement :

  1. Investissement : investis dans ce que tu maîtrises. Fais confiance à ceux en qui tu as confiance.
  2. Éducation : une école c’est pour les labels, les concepts fondamentaux et l’histoire de la matière. Le reste peut d’apprendre sur Youtube et les podcasts.
  3. Écriture : j’ai la ferme intention d’écrire un best seller. Je ne sais pas lequel, je ne sais pas quand.

Dernière mise à jour: 2021, Douala, le 9 avril, 08:45.

Avant : 2020, Douala le 14 mai, 14:34.

  1. j’ai utilisé le mot “évidences” comme en anglais, car ils ont deux mots qui se traduisent en français par “preuve”; “proof” et “evidence”. Je cherchais un moyen de clairement signifier cette distinction.
  2. Ici, je n’ai fait que réécrire les fondements du christianisme de base, ceux qui sont communs à toutes ses branches.
  3. Sinon c’est une foi morte
  4. Je ne connais et n’ai étudié qu’un seul livre sacré, celui là, je ne peux donc pas vraiment me prononcer quant au niveau de vérité des autres. Je serai d’ailleurs ravi d’en discuter avec quelqu’un